Vivre ce que l’on veut ou exprimer la vie que nous sommes ? Jérôme a demandé à son entreprise un coaching professionnel pour développer son impact dans l’exercice de sa fonction de cadre sup. Il veut dépasser ce qui l’en empêche pour mieux gravir les échelons. En tant que coach professionnelle, j’ai appris qu’« il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ».Alors on a fixé des « objectifs » conformément à la déontologie de notre métier. Dans l’imaginaire collectif, une promesse fallacieuse, que le coaching renforce, influence nos orientations : L’idée qu’on peut « vivre la vie que l’on veut », façonner notre existence à l’image de nos désirs, à coups de volontarisme, d’outils et de plans stratégiques. La loi de l’attraction,[1] mal comprise, a renforcé cette représentation. A cela s’ajoute, d’autres injonctions très en vogue : « Sois authentique », « Ose être toi-même », « Exprime qui tu es vraiment ». De quoi parle-t-on ? Derrière cette quête d’authenticité, une confusion majeure s’est installée. On confond souvent l’expression de soi (le “moi”) avec l’expression du Soi (4). Or, tout ce qui est spontané n’est pas nécessairement juste. Tout ce qui est sincère n’est pas toujours aligné. Tout ce qui est vrai dans l’instant ne sert pas forcément la vérité de notre être. Et tout ce qui est “voulu” n’est pas au service de notre évolution. D’où viennent nos désirs ? De notre être profond ou des conditionnements sociétaux et inconscients ? Encore une fois, une confusion s’insinue entre « être responsable de sa vie » et « maitriser » sa vie. L’obsession du « je veux » n’est souvent qu’une manifestation des aspects blessés ou conditionnés de notre personnalité (appelés l’ego ou “moi”) : une tentative de contrôle sous prétexte de liberté. Mon avis, est que c’est ici que s’insinue la grande confusion : choisir sa vie n’a jamais voulu dire la contrôler. Oui, nous créons notre réalité (je choisis consciemment ou inconsciemment) – mais pas comme des démiurges imposant leur volonté au monde. Nous la créons par nos postures, nos ouvertures, nos réponses à ce qui advient. Choisir, au sens profond, ce n’est pas tordre la vie à notre image, c’est reconnaître l’invitation du réel et mieux déterminer la façon dont nous y répondons. Répondre avec justesse, se mesure aux fruits et à la joie (qui n’est pas équivalent au plaisir) qui résultent de l’action. « L’homme agit toujours selon les lois nécessaires de sa nature ; il ne suit pas un libre décret de la volonté. » – Spinoza[2] (Éthique). Loin du fantasme de toute-puissance, je crois aujourd’hui que la véritable liberté n’est pas d’obtenir ce que l’on veut, mais de s’accorder à ce qui est. La vie ne se plie pas. Elle s’invite en nous. Elle nous traverse. Et grâce à elle, nous dévoilons petit à petit des aspects de notre être. D’ailleurs ce sont souvent les crises, qui nous permettent de découvrir qu’en nous, il y a plus grand que nous. La maturité, ce n’est pas chercher à vivre la vie que l’on veut, mais exprimer pleinement la vie que nous sommes appelés à être. Ce n’est pas une soumission, c’est une écoute. Loin d’un projet de conquête, c’est une posture d’accueil. Ce que Heidegger appelait le Gelassenheit, ce lâcher-prise radical face à l’être : « L’homme n’est pas le seigneur de l’étant. L’homme est le berger de l’Être. » [3]. En résumé, là où vouloir sa vie génère une crispation, Être la vie est une danse. La question est donc simple, mais vertigineuse : êtes-vous encore en train d’essayer de maîtriser votre vie sous couvert de liberté ? Ou commencez-vous à écouter ce qui, en vous, souhaite advenir ? Au fait, qu’est-il advenu de Jérôme ? Il a dit « Oui » à un projet émergent dans son organisation, au service de l’écologie. Un appel intérieur dit-il en souriant. [1] Loi de l’attraction : La loi de l’attraction fonctionne comme un aimant. Elle repose sur un principe simple, on attire ce sur quoi on porte notre attention en émettant une certaine émotion. C’est l’idée que l’on attire l’énergie que l’on dégage soi-même. [2] «Ethique », Spinoza, ed Gallimard Foliot essais (1994) [3] « Lettre sur l’humanisme », Martin Heidegger , ed Aubier (1992) (4) le Soi selon JUNG est l’archétype de la Conscience (le centre de l’être) et contient tous les contraires. Le rapport du Moi au Soi est décrit par Jung soit comme celui de la Terre tournant autour du Soleil, soit comme celui d’un cercle inclus dans un autre cercle de plus grand diamètre, soit encore comme le fils par rapport au Père. En tout humain, le Soi a un processus autonome. faire Un avec le Soi est le processus dit d’individuation auquel nous sommes tous invités.
Les Comités de Direction (CoDir) et Comités Exécutifs (CoMex) sont souvent fantasmés comme les lieux ultimes du pouvoir en entreprise ; ce n’est pas nouveau. L’incertitude et la complexité de notre monde rend la gouvernance d’entreprise difficile ; ce n’est pas nouveau non plus. Ce qui me parait nouveau, c’est que l’absence de visibilité et de repères lié à la brutalité des évènements sociaux, écologiques et économiques, et l’émergence d’un numérique qui bouleverse les métiers (entre autres), ne confère plus à ces instances le sentiment de maitriser le futur et de pouvoir fonctionner comme des tours de contrôle. Une gouvernance fondée sur la robustesse ou sur le contrôle ? Olivier Hamant, dans La Troisième Voie, nous invite à repenser notre manière de structurer les organisations face aux défis du monde moderne. Il explique que les systèmes vivants les plus résilients ne sont pas ceux qui contrôlent tout, mais ceux qui savent s’adapter grâce à une certaine marge d’imprécision et d’ouverture. Dans cette logique, un CoDir ou un CoMex qui cherche à verrouiller toutes les décisions en contrôlant à outrance ses process est moins robuste qu’un collectif qui laisse place à l’incertitude et à l’expérimentation. « La robustesse ne se construit pas sur la prédiction et le contrôle, mais sur la capacité à naviguer dans l’incertain en cultivant la diversité des approches. » — Olivier Hamant Appliqué aux CoDir, cela signifie que la richesse d’une gouvernance exécutive ne repose pas sur la verticalité des décisions, mais sur la capacité des dirigeants à favoriser un cadre où l’intelligence collective peut émerger. Dans ce monde fluctuant, plusieurs mutations profondes transforment les attentes vis-à-vis des Comités de Direction et Exécutifs : Passer de la maîtrise à l’adaptabilité Les CoDir doivent se concevoir comme des organismes vivants, capables d’apprendre et d’évoluer, plutôt que comme des bastions de décisions gravées dans le marbre. Cela passe par une meilleure écoute des signaux faibles, y compris ceux venant des niveaux opérationnels. Réhabiliter la confiance et la transparence La dynamique de contrôle et de micro-management dans les CoDir empêche la prise d’initiative et le partage d’informations critiques. Or, comme le dit Will Schutz, « plus une équipe s’ouvre à la vérité, plus elle devient performante ». Intégrer la diversité et la contradiction Trop souvent, les CoDir restent homogènes dans leur manière de penser et fonctionnent en pensée unique. Or, la robustesse, selon Olivier Hamant, vient de la capacité d’un système à intégrer des perspectives variées. Un bon CoDir ne doit pas chercher le consensus mou, mais cultiver des tensions créatives qui permettent l’innovation. Privilégier l’expérimentation à la prévision Plutôt que d’imaginer que tout est planifiable, les CoDir doivent adopter une approche plus agile, plus itérative, où les décisions stratégiques sont testées, ajustées et coconstruites en fonction du terrain. L’évolution des CoDir et CoMex passe aussi par un changement de posture des dirigeants. Le leader de demain n’est plus celui qui sait tout et tranche seul, mais celui qui facilite l’émergence de l’intelligence collective. Will Schutz nous rappelle que l’efficacité d’une équipe dépend avant tout de la relation à soi de ses membres : « Les conflits dans une équipe ne sont que le reflet des conflits internes de chacun. Travailler sur soi, c’est déjà améliorer la performance collective. » Un dirigeant qui ne travaille pas sur lui-même, qui refuse d’exposer ses propres vulnérabilités, alimente une culture du masque et de la défiance au sein du CoDir. À l’inverse, un comité exécutif qui favorise un espace de confiance où chacun peut être pleinement lui-même devient un véritable levier de transformation collective. Si les CoDir et CoMex veulent rester pertinents à l’ère du monde fluctuant, ils doivent abandonner l’illusion du contrôle absolu pour adopter une posture d’exploration, de co-construction et d’humilité. « Le plus grand obstacle à la performance collective est la peur. Plus une équipe se libère de ses peurs, plus elle devient efficace. » — Will Schutz Les comités de direction ne doivent plus être des lieux de pouvoir où se jouent des stratégies personnelles, mais des espaces d’émergence où s’expérimente une nouvelle manière de décider ensemble. Cela implique un véritable travail de fond sur la confiance, la transparence et l’acceptation du non-savoir, trois piliers qui permettent aux organisations d’être non seulement performantes, mais aussi vivantes et résilientes.
♣ À la façon dont Charles s’affale lourdement dans le fauteuil, je perçois tout le poids qui pèse sur ses épaules.« En quoi puis-je vous être utile ? »Il hésite un instant avant de répondre : « Je crois que j’ai un problème d’organisation. » ♥ Hélène, dirigeante d’entreprise, vient me voir sans demande précise, sans besoin apparent. Elle ne se sent pas épanouie, mais, dit-elle, elle n’a pas le choix. Si elle lâche, tout s’effondre. ♦ Gabriel, consultant indépendant, semble au contraire bouillonnant d’énergie. Il multiplie les activités : professionnelles, associatives, sportives. Tout lui plait…mais depuis que sa compagne l’a quitté, il s’interroge : « pourquoi je n’arrive pas à me poser ? » Trois vies, trois réalités bien distinctes. Et pourtant, une même constante : une charge mentale écrasante. Trop de responsabilités, pas assez de temps, une to-do-list interminable et des « il faut, je devrais… » plein la bouche. Le quotidien est envahi par des préoccupations, si nombreuses qu’il ne reste plus de place pour autre chose. Autre point commun : chacun d’eux est coupé de son intériorité. Le corps, chez eux, n’est plus qu’un outil, parfois utilisé à la décharge du trop-plein, parfois éteint. Et cette déconnexion s’accompagne souvent de sentiments qui rajoute de la charge mentale : la culpabilité de ne pas y arriver ou la colère face à cet autre (une cause extérieure) qu’ils rendent responsable de leur état. Nos modes de vie contemporains contribuent largement à ce phénomène. La charge mentale n’épargne personne : ni la mère de famille ni les grands patrons. Comme le souligne le philosophe Hartmut Rosa[1], nous sommes saturés par un excès de possibles. Le numérique et les technologies nous offrent un accès illimité à tout – informations, divertissements, données, contacts – mais nous privent de cet espace si précieux où la vie entre en résonance avec nos émotions, nos relations. Tout étant accessible, çà s’emballe dans la jolie roue du hamster. Addicts à la performance, nous courons toujours plus vite. Si ce n’est pas par choix, c’est sous la pression de ceux qui nous dirigent, eux-mêmes pressés de prouver leur efficience ou d’accélérer le changement. Dans ce contexte, développer son activité ou son entreprise devient un défi herculéen : être visible en communiquant, entretenir son réseau, répondre aux normes de qualité et produire des reporting pour justifier qu’on fait « bien » son travail…la liste est longue. Alors, que faire ? Peut-on vraiment se libérer de cette charge mentale ? La réponse n’est pas dans l’action, mais dans le retour à l’essentiel. Cela commence par un acte simple mais profond : se reconnecter à son intériorité. Prendre le temps d’écouter ce que le corps murmure, ce que le cœur désire vraiment. Apprendre à distinguer ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas. Se libérer de la charge mentale, ce n’est pas « tout lâcher » ou renoncer à ses responsabilités. C’est, au contraire, accepter d’assumer pleinement son rôle, mais en étant ancré, aligné, en apprenant à dire non sans culpabilité, à ralentir sans craindre d’être laissé pour compte. C’est aussi s’autoriser des espaces de silence et de recul. Ces moments où l’on se recentre, où l’on sort du flux pour mieux retrouver la clarté. Ni sombrer, ni lutter. Mais se défaire de ce qui, en nous, a créé une programmation, un imaginaire : quelque chose que l’on a préconçu, prédéfini, imaginé, voulu…abandonner nos chimères. Tout cela demande du courage et un désir : celui de contempler les schémas qui ont fondé notre relation au monde, aux autres et à nous même ET d’avoir confiance en la vie. Aujourd’hui plus que jamais, c’est moins à la performance qu’il faut s’atteler qu’à une réconciliation profonde avec notre intériorité. Parce que c’est là, et seulement là, que se trouve l’espace dont nous avons tant besoin. Et nous sommes tous concernés. [1] « Rendre le monde indisponible », Hartmut Rosa, la découverte Poche (2023)
Qu’est-ce qui vous fait sentir légitime ou pas ? Cette question de la légitimité ou non légitimité est souvent évoquée dans les coachings et supervisions. On l’appelle parfois le complexe de l’imposteur. A l’origine de ce sentiment, une perception de soi, courante dans nos conditionnements occidentaux, qui fait dépendre de notre compétence et/ou de notre expérience, l’estimation de notre valeur intrinsèque. Une confusion entre « faire » et « être » qui nous empêche de nous exposer au regard des autres tant que nous n’avons pas tel ou tel niveau, diplôme, appartenance, ou validation par un tiers légitime, lui. Et force est de constater que nous n’avons pas tous la même exigence avec nous -même. Pour beaucoup, l’origine se situe dans l’enfance et dans les efforts qu’il a fallu faire pour obtenir l’amour et la reconnaissance nécessaires à notre survie. Ce qui ne signifie pas qu’il faut faire une « thérapie ». Le chemin d’individuation nous invite à prendre le risque de nous montrer à partir d’un regard confiant, positif et réaliste sur soi, quelques soit l’ « accréditation » extérieure. Et fondamentalement, cette question est pour nous tous, la révélation de nos identifications, de notre dépendance à notre image extérieure et de notre manque à Être tout simplement. « Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement. » – Eleanor Roosevelt Le rôle éventuel d’un coach professionnel peut être multiple. Ce rôle va différer selon les besoins identifiés de la personne et son niveau de conscience. Tantôt une posture parentale sera temporairement nécessaire pour poser un cadre qui autorise la personne à oser faire des expériences par petites touches, valider et soutenir les étapes qu’elle aura franchies, et donner notre propre sentiment sur sa valeur éprouvée … Préalablement il convient de vérifier que le projet que la personne souhaite mettre en place vient d’un élan du cœur et pas d’un « il faut, je dois pour être quelqu’un de bien, faire telle ou telle chose ». Ce sens profond est ce qui lui donnera la force d’oser. Parfois une posture adulte sera directement envisageable, en invitant à chercher des feed-backs objectifs auprès de pairs ou de proches. Mais aussi, en développant l’autoréflexivité plutôt que le jugement à partir d’une observation bienveillante et objective des expériences. C’est la capacité d’auto-reconnaissance qui peut réparer l’égo blessé. Il peut aussi être utile de repenser les places et les positionnements que nous avons non seulement pris l’habitude de prendre mais aussi donné à autrui. Les comparaisons sont le lot de tant de souffrances injustifiées ! Enfin, contribuer en tant que coach à sortir d’un système « d’estime de soi » (évaluation permanente), c’est contribuer à une conscience de l’amour de soi et de la valeur inconditionnelle de notre Être, en permettant au coaché de se rencontrer dans les différentes facettes de lui-même, y compris celles qui maintiennent un regard méprisant sur sa valeur, et d’entrer en amitié avec chacune d’elles.Un dialogue avec les différents aspects intérieurs de soi, développe un moi conscient non jugeant et ouvre le cœur à écouter ses élans. Aux Etats unis où le droit à l’erreur est culturellement beaucoup mieux toléré, ces questions de légitimité sont beaucoup moins actives : l’expérimentation prime. Quelles expériences vous empêchez-vous de faire actuellement pour des questions de légitimité ? Quand laissez-vous votre être profond exprimer librement ce qu’il a à donner ?
Dans l’immensité de l’océan entrepreneurial, je rencontre des capitaines, gênés dans leur navigation par les deux créatures des flots que sont la honte ou culpabilité. Nées des profondeurs de l’âme, elles sont comme un empêchement à « être », à mettre en acte intuitions et désirs et à oser son impact. Les Origines de la Honte et de la Culpabilité La Honte : Le Poids du Jugement La honte surgit souvent des profondeurs du jugement – celui des autres et celui que nous portons sur nous-mêmes. Les dirigeants se sentent souvent observés, évalués, et mesurés à l’aune de leurs succès et de leurs échecs. La peur de ne pas être à la hauteur des attentes, de décevoir ou de paraître inadéquat nourrit cette honte. Elle devient un fardeau silencieux. En parler, c’est la honte ! Elle empêche d’être soi et impacte les prises de décisions. La Culpabilité : La Vague du Devoir La culpabilité, elle, naît du sentiment de responsabilité et du devoir non accompli. Pour un dirigeant, chaque décision porte le poids des conséquences sur les employés, les partenaires, et l’entreprise entière. Lorsque les actions prises ne produisent pas les résultats escomptés, ou pire, causent du tort, la culpabilité s’insinue, rappelant constamment les normes morales et professionnelles non atteintes. Conséquences pour le Navire Lorsque le capitaine vit la honte ou la culpabilité, tout l’équipage en devient otage. Le navire devient lourd et hésitant. Les marins, observant leur leader se débattre avec ces spectres, sont eux-mêmes pris dans une toile de doutes et de silences. L’innovation se fige, la collaboration se tarit. Le navire, au lieu de voguer vers de nouveaux horizons, dérive lentement vers des eaux stagnantes. Le dépassement : un enjeu transcendant. Pour dépasser la honte et la culpabilité, il est essentiel d’intégrer une dimension de nature plus spirituelle que psychologique. Le « péché originel » a hélas été très mal interprété et son message détourné de son sens profond. « Transcender » ces fléaux destructeurs implique de sortir de l’espace où l’on se considère comme le seul responsable, à l’origine de soi et de tout. Il s’agit de s’ouvrir à trouver en soi un regard d’amour et de compassion se poser sur nous-même. S’ouvrir à la compassion et au pardon à soi Accueillir la compassion et le pardon, c’est reconnaître notre humanité dans toute sa fragilité et sa grandeur. C’est regarder nos erreurs non comme des poids mais comme des pierres précieuses, polies par le temps et l’expérience, pour nous pousser à évoluer. C’est accepter que, malgré les tempêtes, chaque capitaine reste un être humain, faillible et que l’erreur et l’épreuve ont vocation à dévoiler le magnifique de la nature humaine. Se Libérer des Poids Inutiles La honte et la culpabilité nous rappellent que nous sommes des êtres en constante évolution. Et évoluer c’est sortir des « obligations » et des représentations binaires du bien et du mal. C’est un acte courageux, car pour se différencier des devoirs et jugements qui nous ont construit, il nous faut souvent nous séparer de certains environnements devenus inadaptés. Le prix à payer peut passer par une certaine solitude. Au moins un temps. Le temps de trouver en soi, puis auprès d’un environnement, un espace où l’on peut être accueilli, tel que l’on est. Faillible. Cette libération passe par un acte de foi en soi-même et en son équipe. Avoir foi que, malgré les tempêtes, et les vulnérabilités de chacun, le navire trouvera toujours son cap. Avoir foi que le capitaine et les membres de l’équipage seront d’autant plus capables de naviguer dans des eaux tumultueuses, qu’ils ont la sagesse de se libérer du regard des autres, des engagements trop lourds, et des lois sociales trop binaires. Quitter le « personnage » qui veut être un « homme de bien » pour aimer la nature « ombre et lumière » que nous sommes tous. Une Nouvelle aube L’époque actuelle se prête à la traversée de tempêtes. Il est temps que chacun mène son bateau hors des carcans que l’on s’inflige sous le jugement de soi ou des autres. En intégrant ces dimensions, les dirigeants deviennent des capitaines capables de guider leur navire à travers les eaux les plus tumultueuses avec empathie et souplesse. Bon vent Capitaines ! et que chaque vague devienne une note dans la symphonie infinie de votre voyage…. Article écrit par Flavienne Sapaly Mob : 06.82.56.38.99 Mail : flavienne.sapaly@devtalents.fr Coach Accréditée EIA Praticien senior et ESIA superviseur
Le « prendre soin du bien commun » monte à l’affiche du grand théâtre de nos organisations. On parle maintenant de “responsabilité regénérative”, de permaentreprise, d’organisation partagée ou cellulaire… Fake news ? Effet de mode ? Ou tendance véritable? Il semblerait que le concept de leadership continue son évolution. L’urgence des enjeux et crises à venir en serait l’heureux initiateur. Ce que cela voudrait nous direBien au-delà de l’idée de contribuer à l’intérêt général, un mouvement semble inviter les dirigeants à « prendre soin », pour avoir un impact positif global. Il ne s’agit plus d’intervenir de façon contextuelle pour limiter l’impact négatif de telle ou telle pratique mais au quotidien de savoir prendre soin en même temps de soi, de son équipe, des parties prenantes de l’organisation, et de la planète.Ce n’est pas rien quand on sait toutes les injonctions et conditionnements qui nous fondent. Et ce n’est pas sans faire peser une pression de plus sur les acteurs de la transformation. L’intégration du concept de « perma entreprise »Sylvain Breuzard, Pdg fondateur de Norsys (entreprise à mission de 750 personnes), par son concept de « perma entreprise » reprend les principes éthiques de la Terre pour les appliquer à l’humain :1. Prendre soin de la spécificités de « l’Essence » de chaque humain,2. Prendre soin de la Terre, matrice nourricière première,3. Fixer des limites4. Et partager les surplux.Ce qui signifie un leadership qui prend en compte le Vivant en premier.La sphère économique devient totalement imbriquée à la sphère du vivant (12 chefs d’entreprises en témoignent).Une responsabilité sociétale qui protège les acteurs économiques autant que la planète. Les conséquences sur l’individu leader« Prendre soin » est un phénomène qui remet l’individu dans son pouvoir et sa responsabilité.L’état interne du leader doit donc être au centre : en état de stress, le leader ne peut être ni centré, ni humble, ni disponible et ni intuitif.Le « prendre soin » de sa propre dimension physique et psychique pour investir dans le bien être des collaborateurs et cultiver le mindset collaboratif pour des relations vivifiantes, devient une nécessité. La vigilance : ne pas en faire une nouvelle exigence de « leader performant ».Gare à ne pas à nouveau confondre «savoir prendre soin et être responsable» et « devoir être parfait et sous contrôle ».Tout humain, aussi leader soit-il, a ses limites et c’est grâce à cette humilité là qu’il pourra reconnaitre et œuvrer avec les limites des autres et celles de notre planète.Leader responsable ne signifie pas ici celui qui porte tout le poids, mais celui qui permet qu’une réponse éthique (« Ethos » en grec signifie : le comportement juste) soit apportée à la situation/contexte du réel qui se présente. En cela, encore une fois il m’apparait que l’approche Elément Humain créée par Will SCHUTZ est tout à fait avant-gardiste et contribue à soutenir cette nouvelle génération de leader qui émerge.Mais aussi « le travail qui relie » de Joanna Macy et bien d’autres courants qui aident les leaders à contacter leur intériorité et mettent en avant confiance, responsabilité et ouverture du cœur. 1 – La permaentreprise : un modèle viable pour un futur vivable inspiré de la permaculture,Sylvain BREUZARD ed Eyrolles 2023 2 – « L’Elément Humain » : comprendre le lien entre estime de soi, confiance et performance », ed Intereditions 2006 3 – Témoignages de dirigeants sur l’expérience « Elément Humain » : https://humanart.fr/formation/#eh
Après plus de 20 années d’expérience d’accompagnement des organisations et de leurs leaders, j’observe que des problématiques similaires se présentent : non transversalité, difficultés à engager et à responsabiliser durablement un collectif, manque de flexibilité et de créativité … Un homme, Will SCHUTZ (1925-2002) allait m’apporter des clés importantes. « Le niveau de développement de l’organisation ou de l’équipe est le niveau de développement de leur leader. Le niveau de développement du leader est celui de ses peurs. » Will Schutz Au cours de ses recherches scientifiques sur la performance des équipes, Will Schutz est parvenu au constat que l’estime de soi est au cœur du Leadership et de la performance individuelle et collective. C’est donc en développant et en soutenant l’estime de soi des individus que ceux-ci peuvent sortir de leurs peurs et éviter de rentrer dans leurs mécanismes de défense et leurs rigidités. Les relations deviennent alors flexibles et matures et l’énergie individuelle et collective peut être consacrée au travail plutôt qu’à nourrir les défenses. Les fondamentaux de l’approche : Le travail vers l’estime de soi est avant tout un travail de Conscience pour intégrer ses Choix et être dans une relation de Vérité par rapport à soi-même et aux autres. La Vérité : La vérité est le grand simplificateur. Le Choix : le principe du choix entraîne celui de responsabilité. La Conscience : Plus notre niveau de connaissance de nous-même et notre estime de nous-même sont élevés, plus notre comportement est rationnel et non défensif. « Lorsque nous prenons conscience du fantastique pouvoir de la vérité, que nous reconnaissons notre impressionnante capacité à déterminer notre existence, et que nous triomphons de notre peur de nous examiner ouvertement et sincèrement, nous pouvons atteindre des hauteurs illimitées de productivité et d’accomplissement personnel dans notre organisation… » disait Will Schutz. Au travers de l’approche Elément Humain et du modèle FIRO (Inclusion-Contrôle-Ouverture), on explore les Comportements que nous avons vis-à-vis des autres et des autres vis-à-vis de nous, puis le plan des Sentiments, et la profondeur du Concept de Soi, c’est-à-dire des idées et sentiments sur nous même à l’origine de la façon dont nous manifestons notre potentiel et notre leadership. C’est dans la conscience de nos rigidités et de nos mécanismes de défense que réside le potentiel inter-relationnel à développer. Dans la continuité de ce travail, étant Leader de Soi on explore ensuite comment être Leader des autres avec les concepts de l’équipe ouverte au travers des Compatibilités, de la Centralité et de la prise de décision profonde et durable qu’est la Concordance. L’objectif est de créer un climat qui permette à chacun de se sentir important, compétent et apprécié. C’est la condition pour que l’organisation soit plus productive, créative et plus à même de répondre à ses objectifs « Une équipe performante est une équipe où chacun peut renoncer à tout savoir par avance et dire sa vérité sans crainte d’être rejeté ». Will SCHUTZ L’approche Elément Humain est ainsi novatrice et correspond à la philosophie des organisations responsabilisantes qui invitent à prendre soin des enjeux globaux : Soi, l’Humain et la Terre. Impact sur le fonctionnement des leaders, des équipes et des organisations Lorsque ces principes sont appliqués en entreprise, ils modifient beaucoup nos croyances habituelles sur la manière dont les gens envisagent leur travail. Ces principes mettent alors en lumière de nouvelles hypothèses qui ont des répercussions sur la vie en entreprise. La Vérité : Dans la plupart des entreprises, les « secrets » font les « bruits de couloir » et impactent l’atmosphère de travail. Il y a beaucoup moins de secrets légitimes que ce que l’on peut penser. Les secrets sont un poison. Plus l’entreprise dévoile la vérité, plus elle est productive et en bonne santé. Les salariés sont beaucoup plus capables d’affronter la vérité que ce que l’on veut nous faire croire. Le travail d’équipe : Un travail d’équipe de moindre qualité n’est pas lié aux différences entre les membres, mais plutôt à leurs rigidités (c’est-à-dire, à des attitudes et automatismes défensifs). Les rigidités surviennent lorsque les personnes ont une faible estime d’elles-mêmes, sont défensives et ont peur (par exemple, d’être incompétente). Pour assouplir ces rigidités et améliorer le travail d’équipe, les peurs doivent être abordées ouvertement et en toute franchise. La Mise en Pouvoir : La mise en pouvoir est réelle lorsque l’on donne accès vraiment au pouvoir. Les salariés « mis en pouvoir » participent alors à égalité avec le leader aux discussions et la décision est prise seulement lorsque les deux parties sont d’accord. La Responsabilité : Lorsque quelque chose va mal, la tendance commune est de chercher la cause et parfois mème un “responsable” au sens de “coupable”. L’approche Elément Humain permet que la responsabilité appartienne à tous et qu’aucune personne n’est à blâmer. Chacun est 100% responsable de résoudre le problème ce qui renforce le sentiment d’appartenance. L’Évaluation de la performance : La performance d’un employé résulte largement de la relation qui existe entre lui et son manager. Par conséquent, l’amélioration de la performance est une réussite, si la relation entre les deux protagonistes s’est d’abord améliorée. Prendre soin de la relation N+1 et N est important, autant que chacun puisse prendre soin de lui mais aussi de toute partie prenante y compris la planète. Le Changement : Les « programmes » de changement fonctionnent très bien si tous les participants ont pris la décision fondamentale de changer. Si tel n’est pas le cas, alors on se retrouve dans un « programme-minceur » (Perdez 20 kilos et reprenez-en plus après !). Ces employés doivent d’abord comprendre leurs résistances à ce changement, quel est leur bénéfice secondaire à ne pas changer et qu’elle est leur peur majeure par rapport à la nouvelle situation ? S’ils sont clairs sur ces sujets-là, et qu’ils décident de changer, alors le programme fonctionnera. L’Ethique: Si des personnes se sentent en accord avec elles-mêmes, elles se comportent alors de manière éthique et prennent plaisir à agir ainsi. Un comportement éthique qui découle de la crainte est instable et vulnérable à la tentation de manipulation pour obtenir ce que l’on veut. Le Stress : Bien qu’elles soient toutes utiles, les techniques de gestion du stress ne se préoccupent pas du problème majeur, à savoir pourquoi ces personnes sont-elles stressées ? Certaines sont stressées quoi qu’elles fassent ; d’autres, occupant les mêmes fonctions, ne sont jamais stressées. Lorsque ces personnes prennent conscience qu’elles choisissent d’être stressées et découvrent leur bénéfice secondaire à être stressées, alors elles peuvent décider de faire un choix différent. La Prise de décision : Les sentiments existent. Lorsque chacun gère ses sentiments de manière consciente, les exprime, les intègre dans le processus de décision, et est conscient du moment où ils sont utiles et des moments où ils déforment la réalité, alors les sentiments participent pleinement à améliorer la créativité. Le Leadership : Les leaders doivent mobiliser tous les talents de leur équipe, en y incluant les leurs. Chacun a une forme de leadership singulière, originale et spécifique et n’a pas besoin d’être “parfait”. Le leadership n’est pas qu’une affaire pour les managers. Chaque membre d’une équipe peut exercer son influence. Ainsi, Les personnes les plus qualifiées et les plus affectées par une décision, quelque soit leur niveau hiérarchique, prennent les meilleures décisions. La concordance (processus de décision Element humain) permet que ces décisions soient mises en place rapidement avec un minimum de résistance. La créativité : L’estime de soi est au cœur de toute créativité, motivation et travail productif. Un des objectifs majeurs de l’entreprise est de créer l’atmosphère de travail qui contribue à ce que les employés puissent s’accepter tels qu’ils sont et que chacun puisse contribuer à partir de qui il est. L’innovation et la créativité sont clés pour un futur qui prenne en compte les enjeux régénératifs de notre époque. « Au cœur du fonctionnement humain, il y a le Soi. Les meilleures solutions pour les problématiques d’entreprise et de leadership requièrent une première marche essentielle : la connaissance de soi. Approfondir la connaissance de soi conduit à l’acceptation de soi, puis à l’estime de soi. Lorsque les individus gagnent en connaissance d’eux-mêmes et en estime d’eux-mêmes, ils deviennent plus ouverts et plus honnêtes avec leurs collègues. Ils redirigent alors l’énergie qu’ils utilisaient jusqu’ici à être défensifs, faire de la rétention d’information, et autres conflits interpersonnels, à un travail productif. » Will Schutz, Ph.D. Crédit image de l’article : couverture du livre “L’élément humain” par William SCHUTZ
Nombreux sont mes clients qui expriment leur fatigue à « penser trop ». Le célèbre écrivain Serge Marquis(1) les rejoint lorsqu’il dit « le plus grand monstre de tous les temps c’est le hamster qui court dans notre tète constamment ». Sommes-nous les créateurs de nos pensées ? Sans décrire la mécanique complexe cérébrale qui produit nos pensées, nous pouvons affirmer que les pensées sont un objet qui viennent à nous au même titre que les paysages, les bruits de notre environnement, les évènements extérieurs…des histoires se racontent dans notre tète, commentent, associent, jugent, interprètent, ressassent des vérités, exhaustent des doutes etc…et en cela nous n’avons aucun pouvoir sur elles. Selon le Dr. Daniel Amen(2), nous produisons 60 000 pensées par jour. Ceci correspond à environ 1 pensée par seconde lorsque nous sommes éveillés ! Nos pensées ne sont cependant pas le fruit du hasard ; notre bas parleur extrait sa prose de nos expériences passées, de notre éducation, de notre culture… il papote au-dedans de nous sans même que nous nous en rendions compte, au point de nous échapper et parfois de s’emballer. Pensées et croyances sont à l’origine de toutes les souffrances que nous nous infligeons à nous-même et aux autres. Selon Dominique LUSSAN(3), qui a étudié plus de 1800 personnes, plus de 90% des personnes n’arrivent pas à garder un état d’être positif plus de 3’ d’affilée sans qu’une pensée ne vienne les y déloger. Si nous n’en sommes pas créateurs, pouvons-nous être responsables de nos pensées ? L’état de vigilance : une clé qui nécessite de l’entrainement L’écrivant conférencier Eckhart TOLLE(4) a repris ce que la plupart des enseignements spirituels de toutes les traditions nomment la Présence : rester là quelques instants en contact avec ce qui est, nous ouvre cœur et esprit. Quoi de plus urgent dans l’emballement de nos pensées que de choisir de s’arrêter. Sans arrêt sur nos pensées, il n’y a aucune possibilité de les contempler comme le propose Byron Katie(5) pour revisiter notre système de croyances. S’arrêter est déjà le signe d’un choix, le choix de sortir du subir. Lorsque le hamster court dans sa cage, l’arrêter est difficile car le plus souvent, le mouvement égotique qui l’anime est la peur, ou le désir : il veut gagner quelque chose ou éviter de perdre quelque chose. Or tant qu’il court, il nous empêche d’apprécier ce qui nous entoure et de contempler le spectacle de la vie. La vigilance dont nous parlent les pères du désert c’est prêter attention à la présence, à ce qui est en nous immuable ; « découvrir ce qui en nous ne vieillira jamais » nous dit Marie de Hennezel(6). Et ce qui ne vieillira jamais en nous c’est notre capacité d’émerveillement, notre cœur qui bat pour ce que l’on aime, notre attirance pour le beau, le bon et le bien….et le mouvement même de la vie dans l’infini du présent. Quelles pensées avez-vous en ce début d’année ? Les résolutions de début d’année, sont l’occasion pour bon nombre d’entre nous, de se souhaiter un futur alléchant ou du moins, pas pire que l’année précédente. Des souhaits pour une mieux-être ou pour se prémunir des incertitudes liées à l’avenir du monde, de l’économie, à l’évolution de notre santé etc… Nos pensées anticipent l’avenir d’autant que l’avenir nous est montré sombre et les prive d’ensoleillement. Jean Yves Leloup(7) , nous invite à cette fameuse vigilance « Se soucier de son avenir et de l’avenir du monde ne change rien à notre destin. Se soucier de notre éternité, n’est-ce pas devenir libre à l’égard du destin et changer de monde ? » Puissions-nous en ce début d’année, nous souhaiter d’apprécier le présent sans trop nous soucier de l’avenir et d’apprendre à choisir nos pensées. [1] Serge marquis est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : « On est foutu, on pense trop ! » ed Poche, « le jour où je me suis aimé pour de vrai » ed Poche [2] Dr Daniel Amen, psychiatre et spécialiste de l’imagerie du cerveau de renommée mondiale, auteur de « plus heureux en 30 jours, votre challenge ! » ed Testez [3] Dominique LUSSAN, fondatrice et presidente de Harmonic Vision ; Sa recherche est fondée sur une étude finalisée en 2003 par un DEA en ethnologie sur « l’impact des états profonds de la Conscience d’un dirigeant sur la création de la valeur globale (économique, humain, environnemental et sociétal) de l’entreprise ». [4] Eckhart TOLLE auteur de nombreux ouvrages dont « le pouvoir du moment présent » Ed J’ai lu [5] Byron Katie auteure et conférencière américaine qui enseigne une méthode d’auto-questionnement connue sous le nom « Le Travail de Byron Katie » ou plus simplement « Le Travail ». [6] Marie de Hennezelle est une psychologue, psychothérapeute et écrivaine française. Elle est connue pour son engagement à l’amélioration des conditions de la fin de vie. [7] Jean Yves Leloup, philosophe et prêtre orthodoxe, Extrait de graine de conscience – décembre 2023